ADEME.

Agence de la transition écologique.

 

Comment choisir sa pompe à chaleur.

Clés pour agir.

Édition juillet 2025.

 

Adaptation, conversion et gravure audio : Handicapzéro.

 

Sommaire.

 

La pompe à chaleur : un équipement de chauffage écologique !

La pompe à chaleur dans tous ses états.

1. À vérifier avant de se lancer.

1.1. Ma maison est-elle suffisamment isolée ?

1.2. Quels sont mes besoins ?

1.3. L'importance d'une bonne ventilation.

1.4. Des conseils pour bien choisir la puissance de votre pompe à chaleur.

1.5. Quel type de pompe à chaleur convient pour remplacer mon chauffage ?

1.6. Des points d'attention à ne pas négliger.

2. Tout savoir sur les pompes à chaleur.

2.1. Le fonctionnement de la pompe à chaleur.

2.2. La distribution de l'eau chaude.

2.3. La distribution de la chaleur en hiver.

2.4. La fonction rafraîchissement pour l'été.

2.5. Petit lexique des indicateurs de performance.

2.6. L'étiquette énergie.

3. Zoom sur les pompes à chaleur géothermiques.

3.1. La pompe à chaleur sur capteurs verticaux.

3.2. La pompe à chaleur sur capteurs horizontaux.

3.3. La pompe à chaleur sur corbeilles ou murs géothermiques ?

3.4. La pompe à chaleur sur nappe phréatique.

4. Zoom sur les pompes à chaleur aérothermiques.

4.1. La pompe à chaleur sur air extérieur.

4.2. La pompe à chaleur hybride.

4.3. Performances des pompes à chaleur aérothermiques.

4.4. La pompe à chaleur sur air extrait.

5. De l'eau chaude avec un chauffe-eau thermodynamique.

6. Recommandations pour la pose et l'entretien.

L'ADEME à vos côtés.

Mentions légales.


 

La pompe à chaleur : un équipement de chauffage écologique !

 

L'énergie est de plus en plus chère. Pour de nombreux ménages français, les pompes à chaleur sont désormais des systèmes très intéressants. Fonctionnant avec des énergies renouvelables, elles permettent de se passer du fioul et du gaz pour le chauffage et la production de l'eau chaude.

Elles peuvent aussi remplacer des radiateurs électriques. Les ménages sont alors moins exposés à des risques de variations importantes de leurs factures d'énergie. Brûler moins d'énergies fossiles permet aussi de limiter les émissions de gaz à effet de serre et de lutter contre le changement climatique.

 

Il existe plusieurs types de pompes à chaleur.

 

Le choix se fera en fonction de votre terrain, de vos besoins en énergie et de votre budget.

 

Ce guide vous donne toutes les clés pour mener à bien votre projet. Du choix du matériel à son entretien, en passant par son coût, les travaux nécessaires et ses atouts, vous saurez tout sur les pompes à chaleur !

 

• 63,9 % des équipements de chauffage central individuels vendus en 2023 étaient des pompes à chaleur. Soit plus de 1 million d'unités vendues en 2023.

 

• Une pompe à chaleur produit, en moyenne, 4 fois plus de chaleur qu'elle ne consomme d'électricité.

 

Source : Suivi du marché 2023 des pompes à chaleur individuelles, Observ'ER, mai 2024.

 

La pompe à chaleur dans tous ses états.

 

Il existe 2 sources d'énergie pour alimenter les pompes à chaleur : la chaleur de l'air et la chaleur du sol. Plusieurs technologies permettent ensuite de restituer la chaleur dans le logement. Tour d'horizon des possibilités et des contraintes.

 

Une pompe à chaleur, c'est quoi ?

 

Pour produire du chauffage, une pompe à chaleur prélève un peu de chaleur d'une "source froide" (sol du jardin, air environnant ou eau d'une nappe), augmente son niveau de température et la restitue à une température plus élevée dans le logement.

 

Son fonctionnement est d'autant plus efficace que la différence entre la température du milieu, où est puisée la chaleur, et celle des émetteurs de chaleur du logement est réduite.

 

Les différents systèmes :

 

• Aérothermique : la captation de la chaleur se fait dans l'air via une unité extérieure. L'air est insufflé dans le logement via un ventilo-convecteur. La chaleur est restituée via la circulation de l'eau dans le logement vers un plancher chauffant, un radiateur hydraulique ou un ballon d'eau chaude sanitaire.

 

• Géothermique : la captation de la chaleur se fait dans le sol. La chaleur est restituée via la circulation de l'eau dans le logement vers un plancher chauffant, un radiateur hydraulique ou un ballon d'eau chaude sanitaire.

 

• Aquathermique : la captation de la chaleur se fait dans une nappe d'eau. La chaleur est restituée via la circulation de l'eau dans le logement vers un plancher chauffant, un radiateur hydraulique ou un ballon d'eau chaude sanitaire.

 

Ses atouts :

• l'énergie gratuite (calories de l'air et du sol) permet de faire des économies sur la facture de chauffage,

• un seul équipement nécessaire pour le chauffage et l'eau chaude sanitaire (sauf air/air,),

• une fonction de chauffage et de rafraîchissement du logement possible,

• une production d'eau chaude seule possible,

• des aides au financement.

 

1. À vérifier avant de se lancer.

 

Pour une maison confortable et économe, posez-vous 3 questions essentielles avant de faire installer une pompe à chaleur.

 

1.1. Ma maison est-elle suffisamment isolée ?

 

Vous avez des factures énergétiques élevées ?

 

Votre maison est probablement mal isolée et laisse facilement s'échapper la chaleur. Il est alors conseillé d'investir dans des travaux d'isolation avant de remplacer votre système de chauffage.

 

En effet, la performance de votre pompe à chaleur dépend principalement de la température de l'eau de chauffage qui circule dans vos radiateurs ou dans votre plancher chauffant. En réduisant les pertes de chaleur, vous réduisez aussi les besoins en chauffage.

 

Vous pouvez alors chauffer votre logement de façon confortable en faisant circuler une eau moins chaude dans les radiateurs ou le plancher chauffant.

 

Vous pourrez ainsi installer une pompe à chaleur moins puissante, ce qui réduira considérablement vos factures d'énergies.

 

1.2. Quels sont mes besoins ?

 

Certaines pompes à chaleur peuvent également produire de l'eau chaude et climatiser.

Pensez à définir dès le début les fonctionnalités que vous souhaitez pour choisir le bon modèle. Les pompes à chaleur qui font à la fois chauffage et eau chaude sont souvent installées avec un ballon de 180 à 200 litres, ce qui convient à une famille jusqu'à 4 ou cinq personnes.

Si vous n'avez pas besoin de cette quantité d'eau chaude, il sera préférable de dissocier la production de l'eau chaude et du chauffage pour ne pas chauffer de l'eau inutilement. Si vous n'avez besoin de climatiser votre logement que quelques jours par an, privilégiez avant tout une pompe à chaleur très performante pour le chauffage.

 

1.3. L'importance d'une bonne ventilation.

 

Si l'air de votre logement est trop sec ou trop humide, il sera plus difficile à chauffer, notamment avec une pompe à chaleur air, air. En période de froid, vous risquez d'avoir des difficultés à couvrir vos besoins et donc de consommer + d'électricité.

Vérifiez l'hygrométrie de l'air de votre logement et assurez-vous qu'une ventilation adaptée est présente, avant d'installer une pompe à chaleur.

 

1.4. Des conseils pour bien choisir la puissance de votre pompe à chaleur.

 

Le bilan thermique.

 

Il vous faut déterminer la puissance thermique nécessaire à votre confort en mode chauffage. Pour cela, faites réaliser un bilan thermique. Il déterminera les besoins de chauffage maximaux en hiver (éventuellement d'eau chaude sanitaire et de refroidissement en été) et donc la puissance de pompe à chaleur adaptée à votre logement.

Le bilan thermique est normalement proposé par les installateurs. Renseignez-vous auprès de votre prestataire.

 

Attention au surdimensionnement.

 

Si votre pompe est trop puissante, vous risquez de consommer + d'électricité que nécessaire, et de ne pas voir baisser votre facture comme vous le souhaitez.

Ainsi, si vous isolez votre maison après l'installation de votre pompe à chaleur, vos besoins de chauffage diminueront et votre installation risquera alors d'être surdimensionnée, de fonctionner en sous-régime et donc de s'user plus rapidement. Si possible, faites isoler votre logement avant de changer de chauffage.

 

1.5. Quel type de pompe à chaleur convient pour remplacer mon chauffage ?

 

Si vous disposez d'un chauffage central (gaz ou fioul), une pompe à chaleur géothermique ou air, eau, peut s'installer sur le réseau de distribution d'eau chaude déjà existant.

 

Il suffit de vérifier la compatibilité de puissance entre les radiateurs et les besoins.

 

En effet, le dimensionnement de vos radiateurs compte aussi. S'ils sont suffisamment dimensionnés vous pourrez les conserver pour y faire circuler l'eau réchauffée à basse température par la pompe à chaleur.

 

Si vous disposez d'un chauffage électrique, seule l'installation d'une pompe à chaleur air/air, sera envisageable sans générer des coûts importants pour créer le réseau de distribution d'eau chaude.

 

1.6. Des points d'attention à ne pas négliger.

 

Un coût d'installation à étudier.

 

Le coût des pompes à chaleur varie dans une large fourchette en fonction du matériel installé, de la configuration retenue, etc. À titre indicatif, voici un comparatif des coûts moyens, entre les différentes technologies.

 

Un contrôle régulier des fluides frigorigènes à prévoir.

 

Certaines pompes à chaleur fonctionnent grâce à un fluide frigorigène qui circule dans des tuyaux pour transmettre la chaleur dans le logement. En cas de fuite, ces fluides se retrouvent dans l'air et deviennent de puissants gaz à effet de serre. Pour éviter cela, l'entretien du matériel est obligatoire et doit être fait par un professionnel qualifié, tout comme son remplacement.

 

Coûts moyens d'installation en fonction du matériel et des techniques de captage.

 

En € HT, en moyenne, en 2020.

 

PAC : Pompe A Chaleur.

CET : Chauffe-Eau Thermodynamique.

 

PAC géothermique sur capteurs verticaux (10-12 kW) :

• système de captage : 15 350 €,

• matériel : 14 348 €,

• pose de la pompe à chaleur : 2 780 €.

 

PAC géothermique sur capteurs horizontaux (10-12 kW) :

• système de captage : 14 700 €,

• matériel : 12 449 €,

• pose de la pompe à chaleur : 2 420 €.

 

PAC air/eau, (10-12 kW) :

• matériel : 12 180 €,

• pose de la pompe à chaleur : 1 730 €.

 

PAC air/air, (10-12 kW) :

• matériel : 8 750 €,

• pose de la pompe à chaleur : 2 120 €.

 

CET aérothermique (4-6 kWh) :

• matériel : 2 890 €,

• pose de la pompe à chaleur : 560 €.

 

 

Sources : Les prix des pompes à chaleur proviennent de l'étude Observ'ER (2021) "Suivi du marché des pompes à chaleur individuelles". Le coût du forage et des terrassements pour les capteurs enterrés des pompes à chaleur géothermiques proviennent de l'étude technico-économique de la géothermie de surface de l'AFPG (2020).

 

Des performances variables.

 

Une pompe à chaleur est d'autant plus efficace que la différence entre la température du milieu où est puisée la chaleur et celle des émetteurs de chaleur du logement est réduite.

Sa performance pourra être moins bonne par grand froid ou par temps très humide, mais même à une température négative, elle consommera 2 fois moins qu'une chaudière ou que des radiateurs électriques.

 

2. Tout savoir sur les pompes à chaleur.

 

Pour bien choisir, connaître les différents systèmes et leurs performances de chauffage et de rafraîchissement est indispensable.

 

2.1. Le fonctionnement de la pompe à chaleur.

 

La pompe à chaleur prélève un peu de chaleur d'une "source froide" (sol du jardin, air environnant ou eau d'une nappe phréatique), augmente son niveau de température et la restitue ensuite à une température plus élevée dans le logement.

 

Il existe plusieurs modèles de pompe à chaleur :

• air/air,

• air/eau,

• sol/sol, sol/eau,

• eau/eau,

• eau glycolée/eau,

 

Le premier terme désigne l'origine du prélèvement, le second le mode de transmission de la chaleur dans le logement.

 

Seule exception : la pompe à chaleur eau glycolée/eau, qui puise la chaleur dans le sol (avec des capteurs enterrés contenant de l'eau glycolée).

 

Il existe des pompes à chaleur basse et moyenne température fournissant une eau entre 35 et 55°C et des pompes à chaleur haute température fournissant une eau à plus de 55°C.

La chaleur est distribuée dans le logement par des émetteurs de chaleur : un plancher chauffant, des radiateurs basse température ou des ventilo-convecteurs.

 

2.2. La distribution de l'eau chaude.

 

À l'exception des pompes à chaleur air/air, la plupart des pompes à chaleur utilisées pour le chauffage peuvent également produire de l'eau chaude sanitaire en chauffant l'eau d'un ballon.

Si vous préférez séparer la production de chauffage et d'eau chaude, vous pouvez utiliser une pompe à chaleur spécifique pour l'eau chaude : le chauffe-eau thermodynamique.

 

En savoir plus : article Tout savoir sur le chauffe-eau thermodynamique, agirpourlatransition.ademe.fr/particuliers/maison/chauffage/tout-savoir-chauffe-eau-thermodynamique.

 

2.3. La distribution de la chaleur en hiver.

 

La chaleur fournie par la pompe sous forme d'eau chaude ou d'air chaud, peut être distribuée dans le logement par différents moyens : le plancher chauffant basse température formé de tubes noyés dans une dalle de béton ; sa surface diffuse une chaleur douce et régulière (jamais supérieure à 28°C).

 

Dans les tubes circule l'eau du circuit de chauffage ou du fluide frigorigène. Le dimensionnement des tubes et leur pose sont différents selon le fluide qui y circule.

 

La pose d'un plancher chauffant étant assez complexe en rénovation, il est plus adapté à la construction neuve.

 

2.4. La fonction rafraîchissement pour l'été.

 

Un équipement réversible.

 

Une pompe à chaleur est un équipement réversible, c'est-à-dire qu'elle peut réchauffer votre maison en hiver et la rafraîchir en été.

 

Comment ? En inversant le cycle du fluide frigorigène, elle puise des calories dans le logement et les rejette à l'extérieur (si c'est une pompe à chaleur aérothermique) ou dans le sol ou dans la nappe d'eau (si c'est une pompe à chaleur géothermique).

 

Mais attention : lorsque le chauffage est assuré par des radiateurs hydrauliques, il existe d'importants risques de condensation dans le radiateur lors du fonctionnement en mode rafraîchissement.

Or, la condensation peut détériorer votre installation. Il est donc essentiel de prévoir ce risque en amont de l'installation, avec un professionnel, pour installer des équipements qui répondent à vos besoins de chauffage et de climatisation en toute sérénité.

 

• Les radiateurs basse température fonctionnent avec une eau de 30 à 50°C, selon la température extérieure. Les anciens radiateurs peuvent souvent convenir s'ils sont assez dimensionnés.

 

• Les ventilo-convecteurs à eau, raccordés au circuit d'eau de chauffage hydraulique, diffusent, grâce à un ventilateur, de l'air réchauffé dans le logement.

 

• Les ventilo-convecteurs à détente directe soufflent de l'air chaud dans le logement. Ce système peut être composé d'une unité par pièce ou d'une unité centrale reliée à un réseau de gaines de distribution d'air qui amène l'air chaud dans chaque pièce.

 

En savoir plus : guide Comment garder son logement frais tout l'été ? disponible aux formats braille, caractères agrandis et audio.

 

Un climatiseur pour chauffer ?

 

Certains climatiseurs individuels réversibles assurent une fonction "chauffage". En général, ils ne sont pas réellement adaptés aux besoins de chauffage d'hiver car ils ne sont pas dimensionnés pour cela.

 

Pour chauffer, il vaut mieux installer une pompe à chaleur réversible dimensionnée pour les besoins en chauffage. Pour trouver des solutions de rafraîchissement de votre logement en été, d'autres systèmes existent.

 

Le géocooling.

 

Le géocooling est un système de rafraîchissement passif. Grâce à un échangeur, la chaleur captée par le circuit intérieur est transférée dans les capteurs enfouis dans le jardin sans utiliser la pompe à chaleur.

 

Résultat ? La chaleur circule de l'intérieur vers l'extérieur uniquement grâce au circulateur ou à la pompe du forage. Ce système a de nombreux avantages :

• il a un très bon rendement,

• il est économique, car seul le circulateur fonctionne, et il consomme peu d'électricité,

• il remet de la chaleur dans le sol, ce qui permet d'améliorer les performances de la pompe à chaleur géothermique lors de la saison de chauffage suivante,

• il ne rejette pas d'air chaud à l'extérieur et ne contribue pas à réchauffer davantage l'air ambiant en cas de fortes chaleurs.

 

Pour 1 kWh d'électricité consommé (par le circulateur ou la pompe hydraulique), le géocooling produit 30 kWh de froid. Source : "Étude sur la géothermie dans la climatisation et le rafraîchissement", AFPG, 2024.

 

Rafraîchissement ou climatisation ?

 

Le rafraîchissement consiste à faire baisser la température du logement de 3 à 4°C alors qu'une climatisation doit respecter une température de consigne programmée par l'utilisateur. La différence entre la température intérieure et la température extérieure peut alors être très importante et bien supérieure à 3 ou 4°C.

 

2.5. Petit lexique des indicateurs de performance.

 

• L'efficacité énergétique saisonnière (exprimée en %). C'est le rapport entre la demande de chauffage sur une saison de chauffe et la consommation annuelle d'énergie pour la fournir. Elle traduit le rendement global sur toute la saison de chauffe.

 

• L'efficacité énergétique pour le chauffage de l'eau (exprimée en %). C'est le rapport entre l'énergie de référence du profil de soutirage et l'énergie nécessaire pour la produire. Les profils de soutirage vont de M, à XXL.

Par exemple, un profil L correspond à une consommation d'eau d'un ménage de 130 à 210 Litres sur 24 heures.

 

• Le coefficient de performance (C O P) de la pompe à chaleur. C'est le rapport entre la quantité de chaleur produite et l'énergie électrique consommée (par le compresseur). Il traduit la performance énergétique d'une pompe à chaleur en mode chauffage.

 

• Le coefficient d'efficacité frigorifique (E, E, R). Il traduit l'efficacité d'un système thermodynamique quand il produit du froid.

 

2.6. L'étiquette énergie.

 

Tous les équipements n'ont pas la même efficacité. Pour vous y retrouver, les pompes à chaleur et les chauffe-eaux thermodynamiques doivent afficher une étiquette énergie.

 

Celle-ci permet de comparer l'efficacité des équipements entre eux.

 

Dans tous les cas, privilégiez les équipements les mieux classés. Vérifiez bien toutes les indications de l'étiquette, surtout pour les pompes à chaleur réversibles. Si vous cherchez avant tout une pompe à chaleur pour chauffer votre logement, optez pour celle qui a la plus grande efficacité en mode chauffage et non en mode "rafraîchissement".

 

Attention également aux pompes à chaleur vendues principalement pour climatiser, et qui peuvent également chauffer votre logement en hiver. Elles sont souvent moins performantes que d'autres, en mode "chauffage".

 

Grâce à l'étiquette énergie, toutes ces informations sont faciles à trouver.

 

Exemple d'étiquette d'une pompe à chaleur.

 

Colonne de gauche, de haut en bas :

• picto radiateur,

• graduation verticale de la classe énergie de la pompe à chaleur pour le chauffage de A++ en vert foncé, à G en rouge, et à droite en noir, la valeur de la pompe à chaleur,

• picto maison avec ondes à l'intérieur : bruit en décibel de l'unité intérieure,

• picto maison avec ondes à l'extérieur : bruit en décibel de l'unité extérieure.

 

Colonne de droite, de haut en bas :

• picto robinet,

• graduation verticale de la classe énergie de l'appareil pour la production d'eau chaude de A, en vert, à G en rouge, et à droite en noir, la valeur de la pompe à chaleur,

• puissance utile en kW suivant les 3 zones climatiques en Europe (zones représentées par 3 nuances de bleu),

• si l'appareil peut fonctionner en mode "heures creuses" ou pas.

 

guidetopten.fr

 

Le Guide Topten vous permet d'identifier les pompes à chaleur les mieux classées sur l'étiquette énergie, en fonction de la température de chauffage, de l'eau chaude et de la source de chaleur renouvelable utilisée (air extérieur, sol ou eau de nappe).

 

En savoir plus : consultez le guide Topten, sur guidetopten.fr.

 

3. Zoom sur les pompes à chaleur géothermiques.

 

Des technologies efficaces pour se chauffer grâce à la chaleur du sol ou de l'eau des nappes phréatiques.

 

La pompe à chaleur sur capteurs verticaux.

 

Pour chauffer une maison (environ 120 m carré), deux sondes géothermiques verticales constituées de tubes en polyéthylène haute densité (PEHD) sont enfoncées dans le sol à environ 70 m de profondeur chacune, et distantes d'au moins 10 m (ou une seule sonde 140 m).

Elle récupère la chaleur du sol grâce à un fluide circulant dans les capteurs enterrés.

 

Avantages :

• l'emprise au sol est faible par rapport à celle des capteurs horizontaux,

• le captage vertical est adapté aux climats rigoureux,

• le rafraîchissement du logement est possible (et notamment du géocooling si les émetteurs du système de chauffage sont adaptés).

 

Points de vigilance :

• la réalisation du forage exige peu de place mais une bonne accessibilité pour permettre aux engins de forage d'accéder au terrain,

• vous devez faire appel à une entreprise de forage qualifiée,

• vous devez respecter des procédures administratives (en particulier la déclaration des forages),

• le forage est assez coûteux.

 

La pompe à chaleur sur capteurs horizontaux.

 

Des tubes sont enterrés à environ 20 cm sous le point de gelée de la région, c'est-à-dire à une profondeur d'au moins 80 cm. Dans ces tubes circulent des fluides qui absorbent la chaleur du sol pour la restituer dans le logement.

 

2 techniques sont possibles :

• un fluide circule dans des capteurs en cuivre vers la pompe à chaleur, qui le fait ensuite circuler dans le logement,

• de l'eau glycolée circule dans des capteurs en polyuréthane. Ces capteurs ne sont pas reliés directement au circuit de chauffage.

 

La pompe à chaleur permet de transférer la chaleur des capteurs vers le fluide qui circule dans le logement.

 

On estime la surface de capteurs nécessaire à 1,5 à 2 fois la surface habitable à chauffer. Pour une maison de 150 m carré, le capteur occupera entre 225 et 300 m carré de jardin.

 

Avantages :

• l'installation de capteurs horizontaux est adaptée aux climats rigoureux. Elle est aussi moins coûteuse que celle de capteurs verticaux,

• cette configuration vous permet également de rafraîchir votre maison si le fluide frigorigène circule en circuit fermé dans les capteurs, la pompe et les émetteurs de chaleur.

 

Points de vigilance :

• la surface au-dessus du capteur doit être perméable (pas de terrasse ou de construction) et ne doit pas être traversée par des réseaux d'eau en raison du risque de gel,

• les capteurs doivent se trouver à plus de 2 m des arbres, à au moins 1,5 m des réseaux enterrés et à 3 m minimum des fondations, puits, fosses septiques et réseaux d'évacuation,

• le terrain ne doit pas être trop pentu,

• dans un sol rocheux ou argileux, il est préférable d'installer les capteurs sur un lit de sable.

 

Une énergie inépuisable et fiable : la chaleur contenue dans le sol est inépuisable, et ce quelles que soient les conditions climatiques et les variations saisonnières.

En effet, au-delà de 10 m de profondeur environ, la température reste constante, entre 10 et 16°C, selon l'altitude et la localisation en France.

 

La pompe à chaleur sur corbeilles ou murs géothermiques ?

 

Ce système fonctionne grâce à des échangeurs compacts (appelés corbeille ou mur) enterrés à faible profondeur, c'est-à-dire à moins de 10 m.

 

Les besoins d'une maison individuelle peuvent nécessiter la mise en place de 5 à 10 corbeilles, ou de 1 à 2 murs qui peuvent être superposés.

 

Avantages :

• ces échangeurs représentent une alternative intéressante aux capteurs enterrés horizontaux en termes de surface nécessaire ; et aux capteurs enterrés verticaux car leur moindre profondeur évite un forage coûteux,

• les échangeurs compacts sont adaptés aux climats rigoureux,

• le rafraîchissement du logement est possible, notamment grâce au géocooling, si les émetteurs du système de chauffage sont adaptés,

• les procédures réglementaires sont plus simples que pour les forages sur nappe et sondes. En effet, les objets enterrés à moins de 10 m ne sont pas soumis au Code Minier,

• de nombreux professionnels, comme des terrassiers, peuvent mettre en œuvre cette technique,

• les coûts par échangeur sont de l'ordre de 1 000 à 1 500 € par kW, selon les échangeurs retenus.

Source : "Les échangeurs géothermiques compacts", AFPG, 2022 (données Elydan et Freeheat).

 

Points de vigilance : lors de la mise en place des échangeurs compacts, une distance suffisante entre eux doit être respectée afin d'éviter tout risque de gel du sol.

 

La pompe à chaleur sur nappe phréatique.

 

Ce système fonctionne avec deux forages qui permettent de faire fonctionner deux réseaux de circulation de l'eau. Le premier récupère l'eau de la nappe. L'eau circule jusqu'à la pompe à chaleur qui récupère la chaleur. L'eau refroidie est ensuite renvoyée vers la nappe par le second réseau. Cette solution est aussi connue sous le nom d'aquathermie.

 

Les capteurs géothermiques installés dans le sol laissent votre jardin disponible, sans équipement visible à l'extérieur.

 

Avantages : la température de l'eau de la nappe est très stable. La quantité de chaleur récupérée est donc constante, quelles que soient les conditions climatiques.

 

Points de vigilance :

• ce type de forage est soumis à des réglementations. Par conséquent, des démarches administratives sontà entreprendre, notamment une déclaration en mairie,

• la nappe, doit avoir un débit suffisant (1 à 3 m cube par heure) pour qu'une chaleur suffisante puisse être récupérée.

 

4. Zoom sur les pompes à chaleur aérothermiques.

 

Ces pompes à chaleur qui récupèrent la chaleur de l'air s'adaptent à un grand nombre de logements.

 

La pompe à chaleur sur air extérieur.

 

Cette pompe à chaleur prélève la chaleur de l'air grâce à une unité extérieure équipée d'un ventilateur. Quand il fait très froid, l'unité peut givrer et fonctionner moins efficacement.

 

La pompe à chaleur est donc munie d'un système de régulation qui inverse périodiquement et, pour un court moment, le flux d'air. Elle peut aussi être munie d'une résistance électrique qui assure le dégivrage.

 

Avantages :

• une pompe à chaleur air/eau, peut produire de l'eau chaude,

• il s'agit de technologie de chauffage par pompe à chaleur la moins chère,

• un large choix de matériels est disponible, permettant d'adapter parfaitement la puissance de la pompe à chaleur aux besoins du logement.

 

Points de vigilance :

• en raison du bruit qu'elle engendre, l'unité extérieure ne doit pas être placée proche des logements voisins ou proche des fenêtres des chambres. L'installation de dispositifs pour limiter le bruit peut être nécessaire en fonction de la configuration du lieu d'implantation,

• il est conseillé d'éviter de placer l'unité extérieure trop exposée au vent et dans un environnement humide.

 

Principe des pompes à chaleur sur air extérieur :

• pompe à chaleur air/air, : ventilo-convecteurs,

• pompe à chaleur air/eau, : plancher chauffant, radiateurs basse température ou ventilo-convecteurs à eau.

 

La pompe à chaleur hybride.

 

La pompe à chaleur hybride associe une pompe à chaleur air/eau, et une chaudière à condensation (le plus souvent au gaz). Un système de régulation intelligent pilote l'ensemble et choisit, à chaque instant, le système le plus performant ainsi que l'énergie la plus économique.

Lorsque la température extérieure diminue, le rendement de la pompe à chaleur baisse également, la chaudière prend alors progressivement le relais.

 

Avantages :

• un système qui utilise l'équipement le plus performant au bon moment,

• une flexibilité apportée au système électrique, notamment lors des pics de consommation d'électricité en hiver, pendant-lesquels la pompe passe le relais à la chaudière,

• la pompe à chaleur installée est moins puissante que si elle assurait seule le chauffage.

 

Points de vigilance : en complément des points de vigilance spécifiques à la PAC sur air extérieur :

• veiller au bon dimensionnement de la PAC, air/eau, afin de faire fonctionner la PAC, sans cycle court et limiter le coût d'investissement,

• un bon paramétrage du système de régulation est indispensable afin d'optimiser les performances,

• il est nécessaire de conserver son abonnement au gaz pour la chaudière. De plus, une double maintenance est à effectuer (chaudière et pompe à chaleur).

 

Performances des pompes à chaleur aérothermiques.

 

Les performances des pompes à chaleur aérothermiques varient au cours de l'année.

 

Et ce pour une raison simple : la température de l'air extérieur peut descendre très bas en hiver ! Ainsi, pour pouvoir assurer le chauffage quand les températures sont très basses, les pompes à chaleur aérothermiques peuvent intégrer des systèmes de chauffage d'appoint électriques (résistances).

Cependant, même à une température négative, une pompe à chaleur bien installée et dimensionnée consommera au moins 2 fois moins qu'une chaudière à gaz ou un radiateur électrique.

 

La pompe à chaleur sur air extrait.

 

La pompe à chaleur air extrait/air neuf, ou ventilation mécanique contrôlée (VMC) double flux thermodynamique est faite de 2 composants : une VMC double flux et une pompe à chaleur.

La VMC assure à la fois le renouvellement de l'air du logement et le préchauffage de l'air entrant : la pompe à chaleur récupère la chaleur de l'air extrait par la VMC dans les pièces de service (comme la cuisine, les salles de bains et WC) et préchauffe ainsi l'air neuf soufflé dans les pièces à vivre (séjour, chambres, etc.).

 

Avantages : ce système est réversible et peut assurer le rafraîchissement du logement en été.

 

Points de vigilance :

• ce système ne couvre pas la totalité des besoins. Il faut un système de chauffage complémentaire,

• ce système n'assure pas de production d'eau chaude,

• les pompes à chaleur sur air extrait ne peuvent pas rafraîchir le logement comme le ferait une climatisation. Ce paramètre est à prendre en compte si vous vivez dans une région particulièrement touchée par les fortes chaleurs.

 

5. De l'eau chaude avec un chauffe-eau thermodynamique.

 

De l'eau chaude grâce à une pompe à chaleur ? C'est possible !

 

Qu'est-ce qu'un chauffe-eau thermodynamique ?

 

Le Chauffe-Eau Thermodynamique (CET) est un équipement indépendant de production d'eau chaude sanitaire. Il comprend une pompe à chaleur spécifique, ainsi qu'un ballon de stockage de l'eau chaude de 150 à 300 Litres.

 

En savoir plus : consultez l'article Tout savoir sur le chauffe-eau thermodynamique, agirpourlatransition.ademe.fr/particuliers/maison/chauffage/tout-savoir-chauffe-eau-thermodynamique.

 

Les CET géothermiques.

 

Ces chauffe-eaux fonctionnent en récupérant l'énergie stockée dans le sol par l'intermédiaire de capteurs enterrés horizontaux ou de sondes verticales.

 

Avantages :

• ils ne sont pas soumis aux variations de température de l'air et captent une chaleur constante dans le sol,

• performants, ils conviennent aux climats rigoureux.

 

Points de vigilance :

• vous aurez besoin d'une certaine surface de terrain pour l'installation des capteurs,

• ce système est assez coûteux car il nécessite l'installation de capteurs enterrés.

 

Les CET aérothermiques.

 

Les CET aérothermiques valorisent la chaleur de l'air du logement, qu'il s'agisse de l'air ambiant, extrait ou de l'air extérieur. Mais attention : ils nécessitent un appoint, généralement électrique, quand la chaleur récupérée dans l'air n'est pas suffisante.

 

Tout savoir sur la performance des CET aérothermiques : les performances diminuent quand la température extérieure est plus basse. Les CET fonctionnent de façon optimale pour une température de consigne de 55°C. Pensez à ne pas surdimensionner le ballon !

Le volume à chauffer doit être optimisé pour être le plus proche possible de la consommation réelle d'eau. Cela évite de chauffer de l'eau inutilement. Pensez à installer le ballon dans un local intérieur au logement afin qu'il ne soit pas soumis aux températures extérieures.

 

Sur air ambiant :

• air utilisé : la pompe à chaleur récupère l'énergie de l'air du local où est installé l'appareil,

• avantages : facile à installer dans un logement neuf ou existant. Peu soumis aux aléas du climat,

• points de vigilance : il rafraîchit l'air du local (cellier, garage, buanderie, etc.) où il est installé, ce qui peut entraîner une surconsommation de chauffage pour le logement.

 

Sur air extrait :

• air utilisé : la pompe à chaleur récupère la chaleur de l'air extrait par la VMC. Directement raccordé au système de ventilation mécanique de la maison (VMC), il fonctionne avec une température d'air de 20°C environ toute l'année,

• avantages : il est très performant car la température de l'air utilisé est toujours assez élevée,

• points de vigilance : il ne peut être installé que dans des logements équipés d'une VMC. Il est assez encombrant. Il ne faut pas surventiler le logement pour assurer le chauffage de l'eau.

 

Sur air extérieur :

• air utilisé : le système comprend un ballon (à l'intérieur, dans le garage, le cellier, etc.) et une unité extérieure qui capte la chaleur de l'air, reliés par un circuit contenant un fluide frigorigène,

• avantages : facile à installer et peu encombrant, il s'adapte à de nombreuses configurations,

• points de vigilance : il est soumis aux aléas du climat et ses performances dépendent de la température extérieure. L'unité extérieure peut être bruyante et gênante pour le voisinage, son emplacement est donc à choisir avec soin.

 

6. Recommandations pour la pose et l'entretien.

 

Choix du matériel, démarches administratives, entretien, etc. Tout savoir pour faire le meilleur choix !

 

Le choix du matériel et de l'installateur.

 

• Choisissez du matériel porteur de certification, comme la marque NF PAC (NF Électricité Performance pour les CET). Cette dernière permet de vérifier la conformité du matériel aux différentes normes en vigueur, françaises, européennes et internationales ainsi que le respect de performances minimales,

• faites appel à un professionnel qualifié RGE pour l'installation. C'est obligatoire pour bénéficier des aides financières.

 

En savoir plus :

• trouvez un professionnel RGE sur : france-renov.gouv.fr/annuaire-rge,

• renseignez-vous sur les aides financières sur : france-renov.gouv.fr/aides/simulation,

• consultez la liste de toutes les machines certifiées NF PAC, sur : euro vent, "tiret", certification.com, "slache", fr.

 

Les démarches administratives pour la géothermie.

 

Les installations géothermiques avec forage (sonde, forage sur nappe), d'une profondeur supérieure à 10 m, doivent faire l'objet d'une déclaration ou d'une demande d'autorisation auprès de l'administration, au titre de la réglementation du sous-sol.

Dans le cadre de la géothermie de minime importance (profondeur des forages jusqu'à 200 m), il existe trois zones réglementaires.

 

Votre foreur vérifiera dans laquelle vous vous trouvez :

• des zones "vertes", nécessitant une simple déclaration,

• des zones "orange", nécessitant l'attestation d'un expert agréé,

• des zones "rouges", où le projet ne pourra être réalisé qu'après autorisation de l'installation au titre du Code Minier.

 

Votre foreur se chargera de la déclaration de votre ouvrage sur le site officiel de télédéclaration : geothermie.developpement-durable.gouv.fr.

 

D'un point de vue réglementaire, la réalisation d'une installation de pompe à chaleur géothermique entrant dans le cadre de la géothermie de minime importance nécessite une simple déclaration sur environ 83 % du territoire métropolitain.

 

L'entretien de l'installation.

 

Pour les pompes aérothermiques, il faut veiller régulièrement à ce qu'aucun obstacle (feuilles d'arbres, objets divers) ne vienne gêner la circulation de l'air.

 

Les bouches d'insufflation et les ventilo-convecteurs directs doivent être dépoussiérés et nettoyés périodiquement à l'eau savonneuse.

 

L'entretien obligatoire est à faire réaliser par un professionnel tous les 2 ans. Il permet de conserver votre installation en parfait état de fonctionnement et de garantir des performances optimales dans le temps.

 

De plus, si votre pompe à chaleur contient plus de 2 kg de fluide frigorigène, vous êtes soumis à une obligation de contrôle annuel sur l'étanchéité du circuit frigorifique. Ce contrôle peut être effectué en même temps que la maintenance.

 

En savoir plus : fiche L'entretien des pompes à chaleur et des climatiseurs, disponible aux formats braille, caractères agrandis et audio.

 

Les fluides frigorigènes.

 

Indispensables pour faire fonctionner une pompe à chaleur, ce sont de puissants gaz à effet de serre dont certains sont progressivement interdits dans les pompes à chaleur neuves. Pour éviter toute fuite dans l'atmosphère, le démontage d'une installation doit être effectué par des professionnels.

Ne le faites jamais vous-même, au risque de libérer la totalité des fluides frigorigènes de votre dispositif. Pour les mêmes raisons, un appareil individuel ne doit pas, non plus, être jeté n'importe où. Apportez-le en déchèterie afin que le fluide frigorigène qu'il contient, soit récupéré et recyclé.

 

• En cas de fuite, le fluide frigorigène R410, a un pouvoir de réchauffement sur 100 ans 2 038 fois supérieur à celui du CO2.

 

• En 2022, les fluides frigorigènes des climatiseurs ont généré 6 fois plus d'émissions de gaz à effet de serre que le fonctionnement des appareils (en équivalent CO2).

 

Source : "La climatisation dans le bâtiment, état des lieux et prospectives 2050", ADEME, 2021.

 

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À l'ADEME, l'Agence de la transition écologique, nous sommes résolument engagés dans la lutte contre le réchauffement climatique et la dégradation des ressources.

 

Sur tous les fronts, nous mobilisons les citoyens, les acteurs économiques et les territoires, leur donnons les moyens de progresser vers une société économe en ressources, plus sobre en carbone, plus juste et harmonieuse.

 

Dans tous les domaines (énergie, économie circulaire, alimentation, mobilité, qualité de l'air, adaptation au changement climatique, sols, etc) nous conseillons, facilitons et aidons au financement de nombreux projets, de la recherche jusqu'au partage des solutions.

 

À tous les niveaux, nous mettons nos capacités d'expertise et de prospective au service des politiques publiques.

 

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Rédaction : ADEME, agence Giboulées.